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SYNTHESE
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Au-delà de l'étude de chacun des trois sites dans sa spécificité,
l'objectif de ces explorations est d'effectuer une étude globale
des populations de l'oasis dans leur environnement, c'est à dire
une véritable paléoethnologie. Ces trois sites, qui sont
pratiquement contemporains, présentent cependant des différences
au niveau de l'environnement, ce qui a eu nécessairement des conséquences
sur le mode de vie. L'existence de forteresses à Aïn el-Labakha
et au Deir implique une forte présence militaire dans le Nord de
l'oasis, ce qui n'était sans doute pas le cas dans le Sud, à
Douch (bien qu'au IVe siècle p.C. une petite garnison ait été
installée dans le temple). Par ailleurs, si le système d'irrigation
était probablement le même sur les trois sites, la présence
en permanence d'eau stagnante semble bien attestée au Deir, comme
en témoignent les objets fabriqués à partir de roseaux
retrouvés dans les tombes. À l'heure actuelle, on peut encore
observer la présence de petites nappes d'eau autour de la ville
de Kharga, alors qu'autour de Douch règne une aridité totale.
Notre objectif implique une étude poussée, anthropologique
et paléopathologique, des restes humains, en particulier grâce
à la radiologie réalisée sur le terrain. Cette étude
est menée en connexion étroite avec celle du matériel
archéologique retrouvé dans les tombes, parure des momies
et mobilier funéraire. Les tombes sont en effet un véritable
" miroir " de la vie quotidienne des habitants de l'oasis. Il
devient possible, de la sorte, d'étudier des groupes humains sous
tous leurs aspects, état sanitaire, pathologies, mortalité,
modes de vie, activités agricoles et artisanales, croyances et pratiques
religieuses
En quelque sorte, nous nous proposons de faire revivre
virtuellement des populations qui habitaient l'oasis il y a 2000 ans.
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- CARTE D'EGYPTE - |
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